Je reviens à mes sens, je retrouve mon chemin et quitte le confort de tes yeux ;
J'avance dans la même routine lucidement, ma vision est capitonnée d'essences soporifiques. Des bidonvilles de déboires et une humanité abattue. Il y a tout ce que j'ai déjà perçu, une anorgasmie oculaire. Il y a aussi ses trucs qu'on converse tous sans vraiment connaître l'authentique sentiment... je peux effleuré la méfiance, la réalité cauchemardesque comme l'imperturbabilité. Tout ce que j'ai toujours réalisé m'avère si compliqué par ici. Les empyrées sont d'un rouge écarlate, assez pour déchirer la magie de l'innocence enfantine.
C'est alors que j'ai compris que Dieu avait fait un brouillon du monde qu'il voulait et qu'on cohabitait tous dans ce croquis raté. Il est parvenu à l'accomplissement d'un univers parfait et c'est dans tes yeux qu'il l'a agilement dessiné.
Un seul regard qui multiplie les battements de c½ur par la suite. On regarde partout, faisant semblant de rien. Trop tard, les regards se sont croisés. C'est le paroxysme de tout les sentiments de bonheur en même temps. On ne sait plus quoi faire, les papillons virevoltent partout dans notre estomac, hiroshima version romantique.On ne se connait pas, c'est pas grave. Il y a se quelque chose, cet inexplicable. Le manque de vérité absolue qui fait tant rêver les philosophes. Ce n'est pas rationnel mais on l'oublit. On veut jouir du moment, on veut apprécier cette caresse. On veut tout. Jusqu'à temps qu'on se demande si c'est réciproque...
Êtes-vous en amour?